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IUD Toolkit
Up-to-date evidence and best practices related to the Intrauterine Device


La prise en charge des effets secondaires du DIU
Introduction
Une excellente méthode pour prendre en charge les effets secondaires du DIU consiste à accomplir comme il faut des tâches simples. Cela signifie qu’il faut informer la femme sur les effets secondaires possibles, la rassurer sur le caractère inoffensif d’effets secondaires courants, traiter ces derniers avec des médicaments ordinaires le cas échéant et l’encourager à revenir si elle a la moindre question ou le moindre problème. La clé du succès tient au sentiment de confiance de la femme dans l’innocuité et l’efficacité du DIU ainsi qu’à la compétence et à la réceptivité du prestataire. En outre, il faut exhorter la femme à revenir consulter un prestataire en cas d’effets secondaires qui pourraient être dangereux, en particulier si elle constate des signes de maladie inflammatoire pelvienne ou de grossesse. Les informations doivent être claires, fiables, non alarmistes et présentées oralement aussi bien que par écrit. Si les effets secondaires sont correctement pris en charge, beaucoup de femmes seront très satisfaites de leur méthode et elles le feront savoir à leurs voisines et dans leur communauté.
Pratiques courantes à respecter, et d’autres à éviter, dans la prise en charge des effets secondaires du DIU
Si les effets secondaires les plus courants sont décrits brièvement et de manière claire, avant la pose du DIU, les plaintes sont moins nombreuses et la prise en charge des effets secondaires s’en trouve facilitée.
Les avertissements les plus importants sont les suivants :
- Le DIU au cuivre est associé à des règles plus abondantes et plus longues, tout au moins dans un premier temps.
- La femme peut avoir des crampes pendant les premiers jours suivant la pose du DIU.
- Elle peut avoir des saignements intermenstruels pendant les premiers mois de l’utilisation de cette méthode.
Il faut donner ces informations, et d’autres encore, par écrit et oralement. Si la femme ressent des effets secondaires qui ne sont pas dangereux, le fait d’avoir des informations écrites sera un facteur rassurant pour elle et pour sa famille. Même si les effets secondaires dangereux ne sont pas courants, il faut également donner par écrit des informations sur ces derniers et exhorter la cliente à revenir à la clinique si un traitement médical s’impose.
Aborder franchement les idées fausses qui pourraient être répandues dans la communauté, par exemple « le DIU rend les femmes stériles », « le DIU gagne d’autres organes », « le DIU est un agent abortif ».
Montrer le DIU à la femme et lui expliquer comment il va se loger dans l’utérus, soit à l’aide d’un modèle anatomique, soit simplement en lui demandant de serrer le poing pour illustrer le principe.
Bien choisir le moment de la pose du DIU pour atténuer les douleurs, les crampes et les saignements
C’est entre la quatrième et la sixième semaines du post-partum que l’insertion du DIU s’avère la plus facile tant pour la femme que pour le prestataire. En premier lieu, la douleur liée à l’insertion est moindre pendant cette période et les crampes sont également moindres parce que le canal cervical est plus ouvert et la cavité utérine plus large. En second lieu, le nombre de plaintes dues aux saignements est faible, puisque l’allaitement les réduit considérablement, voire les élimine entièrement, pendant plusieurs mois.
De même, l’insertion d’un DIU immédiatement après l’évacuation de la cavité utérine en rapport avec un avortement atténue la gêne éventuellement ressentie pendant la pose de ce dispositif.
La prise d’ibuprofène ou d’autres analgésiques non stéroïdiens permet de réduire les crampes pendant les premiers jours. Il y a des prestataires qui donnent quelques comprimés à leurs clientes, à prendre en cas de besoin. La prise de cachets d’ibuprofène peut aussi rendre les règles moins abondantes (voir ci-dessous).
Modifications courantes de la menstruation
La meilleure façon de réagir face à la plupart des plaintes liées aux règles plus abondantes ou plus longues, c’est de rassurer la femme. Les clientes qui prenaient des contraceptifs oraux combinés ou qui avaient recours à d’autres produits hormonaux, dont on sait qu’ils atténuent le flux menstruel, seront peut-être plus sensibles à l’intensification des saignements. S’il n’y a pas moyen de les rassurer suffisamment, ou si les saignements sont particulièrement abondants, la prise de comprimés d’ibuprofène sur une courte période de temps pourrait être indiquée. Des comprimés de fer pourraient être également prescrits pour réduire le risque d’anémie. En intervenant de la sorte, le prestataire montre qu’il est à l’écoute de la femme. Beaucoup de femmes finissent par s’habituer à avoir des règles plus abondantes ; d’ailleurs, les saignements diminuent généralement au fil des mois.
Vérifier que le DIU est toujours en place
Il faut informer la femme que 3 % des DIU sont expulsés, en général au cours des premiers mois suivant l’insertion. Celle-ci peut s’assurer de la présence du dispositif en touchant le fil qui dépasse ; elle doit vérifier aussi que son DIU ne se trouve pas expulsé au moment des règles ou lors de l’expulsion des selles. Souvent, après les quelques premiers mois, les femmes se fatiguent de vérifier la présence du fil et il y en a même qui ne s’en soucient jamais. Le prestataire confirmera lui-même la présence du fil trois à six semaines après l’insertion. Ce sont les femmes qui détectent la vaste majorité des expulsions d’un DIU, à condition qu’elles vérifient la présence du fil pendant leurs règles et après être allées à la selle.
En cas d’expulsion, un nouveau DIU peut être immédiatement placé s’il y a de bonnes raisons de penser que la femme n’est pas enceinte. Ce second dispositif reste en place dans 70 % des cas environ.
Les plaintes du partenaire au sujet du fil du DIU
Il ne faut pas se désintéresser du partenaire qui se plaint de sentir le fil du DIU pendant les rapports sexuels. Dans de nombreux endroits, la gêne du partenaire est une cause courante d’abandon du DIU. Une bonne solution consiste à couper le fil à l’orifice du canal cervical de manière à ce qu’il ne dépasse pas, mais à pouvoir être saisi à l’aide d’une fine pince au moment du retrait du dispositif. On peut généralement le saisir, même sans le voir, quand on retire le DIU. On peut souvent le visualiser quand le spéculum est ouvert, ou que le canal extérieur est légèrement entrouvert, en écartant doucement les branches d’un forceps.
Informer la femme qu’elle ne sentira plus le fil et en prendre note dans son dossier médical à l’intention des prestataires auxquels elle aura affaire ultérieurement. C’est important pour le retrait du dispositif. En outre, quand le fil ne dépasse pas, le DIU est l’une des méthodes les plus discrètes, ce qui est un atout de taille pour certaines femmes.
Résumé
Le retrait du DIU quand la femme se plaint d’effets secondaires courants et non dangereux n’est peut-être pas la meilleure solution, sauf si la femme est certaine de vouloir renoncer à cette méthode ou si d’autres mesures ne sont pas acceptables.
La prise de mesures simples permet de gagner du temps. Or au fil du temps, les crampes perdent de leur intensité, les saignements deviennent plus acceptables et le flux menstruel diminue. La prise en charge des effets secondaires aide de nombreuses femmes à devenir des utilisatrices satisfaites à long terme — et c’est bien là l’objectif visé par la plupart des femmes qui adoptent cette méthode.
















