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Quand une femme court-elle un risque individuel très élevé d’infection à gonococque ou à Chlamydia ?
S’agissant du DIU, les critères de recevabilité de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) classent dans la catégorie 3 les femmes pour lesquelles il existe « une probabilité individuelle très élevée d’exposition à l’infection à gonococque ou à Chlamydia ».1
Cet énoncé a été rédigé de manière à insister sur la nécessité de procéder à une évaluation de la femme à titre individuel. La barre a été délibérément placée « très haut » parce que, même si le taux de prévalence de ces deux infections (GC/CT) atteint jusqu’à 10 % dans certaines populations, le risque de maladie inflammatoire pelvienne d’origine clinique qui est attribuable au DIU reste relativement faible.
Reste toutefois à définir le concept de « risque individuel très élevé » et à mettre en pratique cette définition au niveau programmatique. Un certain nombre d’études ont été menées en vue d’identifier de solides indicateurs de risque, et quelques-uns d’entre eux ont été relativement utiles. Pour autant, les indicateurs qui permettent de prédire les infections dans un site peuvent ne pas donner satisfaction ailleurs. Il n’y a pas d’algorithme qui s’applique à toutes les situations ni d’approche claire en la matière.
Néanmoins, en fonction du principe du « risque individuel très élevé », certaines questions produisent généralement des réponses ayant une « valeur prédictive positive » 2 raisonnable. Autrement dit, si une femme répond à une question par l’affirmative, tout au moins dans certains sites, cela signifie qu’il existe une probabilité raisonnable qu’elle est effectivement porteuse des infections GC/CT. C’est l’approche la plus raisonnable dont on dispose quand on se fonde sur l’anamnèse même si, collectivement, les questions posées ne sont pas particulièrement « sensibles ». (Autrement dit, elles ne permettent pas nécessairement d’identifier la majorité des femmes porteuses de ces infections.)
Voici des exemples de questions que l’on peut poser :
- Au cours des trois derniers mois, vous a-t-on dit que vous avez une infection sexuellement transmissible (IST) ?
- Au cours des trois derniers mois, avez-vous eu plus d’un partenaire sexuel ?
- Croyez-vous que votre partenaire a eu un(e) autre partenaire sexuel(le) au cours des trois derniers mois ?
- Au cours des trois derniers mois, votre partenaire a-t-il appris qu’il avait une IST ou a-t-il constaté un écoulement du pénis ?
- Pensez-vous courir un risque élevé d’IST ?
1 La Catégorie 3 indique que la méthode n’est habituellement pas recommandée, à moins que des méthodes plus indiquées ne soient pas disponibles ou pas acceptables. Le risque d’utilisation de la méthode l’emporte généralement sur les avantages, et un suivi rigoureux s’impose si la femme décide d’y recourir. Pour tout renseignement complémentaire, consulter les Critères de recevabilité pour l'adoption et l'utilisation continue de méthodes contraceptives, de l’OMS.
2 Une valeur prédictive positive reflète la proportion de patientes dont le test est positif et qui sont réellement porteuses de la maladie en question. Un test qui a une haute valeur prédictive positive indique que la patiente dont le test se révèle positif est probablement porteuse de la maladie.
















